AVEED AMIS DU VIETNAM
ENFANCE EN DANGER

 

AMIS DU VIETNAM
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Témoignages


Voyage vers Hoang
Récit et photos Thierry Beyne (Parrain de Hoang)



L’avion ouvre ses portes sur le tarmac chaud de Saigon, il est 14 h 30 pétantes. Mes compagnons de carlingue s’enfilent dans les allées étroites du 747, encore endormis, ils se pressent, la plupart d’entre eux savent. Ils savent que le contrôle aux douanes Viet est long et fastidieux, compter 2 bonnes heures et une bonne suée.
Le pull en laine enfilé 13 heures avant mon départ de Paris, devient détestable, le pantalon aussi. L’homme à la casquette vert épinard, contrôle mon visa, son regard autoritaire ne m’impressionne plus, c’est mon 10ème passage devant ses galons, mais d’autres visages pâles, non habitués par cet accueil sont intrigués. Eh oui!, pour découvrir ce peuple souriant il faut franchir la ligne jaune. Exit, je retrouve Giang ma femme, qui profite de sa nationalité vietnamienne, pour écourter d’une heure les formalités. Saigon, la nuée habituelle de rabatteurs de taxis nous assaille, “Khong ! khong !, (non, non !) replique Giang, mais rien n’y fait, je sors l’adresse de l’hôtel, il connaît.
“100 000 dôngs !”, ok, il se fout de nous, je change de portière et recommence, celui-là a vu et entendu et génereusement nous annonce 50 000 dôngs, c’est bon, la porte claque, et la voiture s’éloigne de l’aéroport.


Quartier des routards, c’est mon Q.G. à Hô Chi Minh, j’aime ses rues "popu", on y dort pour à peine 6 dollars, on y rencontre toujours un Viet ou un touriste pour boire une bière. Giang, retrouve sa copine, elles rient, se racontent leur vie, c’est une fille menue comme elle, du même âge et de Huê aussi. ANH a quitté sa ville pour trouver du travail, elle vit maintenant à Saigon et travaille au MINI Hôtel, comme fille à tout faire, loin, très loin de sa famille.
Le lendemain, même aéroport, mais domestique, cette fois.
“Les passagers pour Huê sont priés d’enregistrer leurs bagages !”, nous nous exécutons. Petit vol, petit avion, petit sandwich. 1h 30 plus tard, nous nous posons dans la ville natale de ma femme. L’aérodrome de la ville impériale, n’a rien d’impérial. Les familles s’entassent derrière les barrières, les bras s’agitent de bonjours, les mains claquent des bisous, les mères pleurent, les enfants Viet Kieu rentrent pour le Têt, ça va être la fête.


La belle famille est au premier rang, je reconnais HAI, le frère de Giang. Ils ont tous revêtu leurs plus beaux habits pour accueillir “Giang l’aventurière”, celle qui a osé quitter le pays, celle, qui vit là-bas avec un blanc, “quel courage !”, dit la mère. Larmes, embrassades, fleurs et cadeaux, j’ai l’impression d’être un héros qui viendrait libérer le Vietnam, avec juste 30 ans de retard.
Le Têt, est l’équivalent chez nous du jour de l’an, mais puissance 10. En famille et entre amis, on se rencontre on s’invite, les gens des villes vont voir les gens des champs et inversement, cette semaine est congé, qu’on se le dise. Le père de Giang ne prend jamais de vacances, mais durant ces 8 jours, il rattrape, il condense, en deux mots, il profite. Les convives se succédent dans l’humble demeure dans un rythme effréné, caisses de bière, alcool de riz, plats préparés par maman sont consommés sans modération. 8 février minuit, feu d’artifice pour la nouvelle année, ç’est cocasse, ça me rappelle que je suis à l’autre bout du monde, dans une autre culture. 0h 01, vive l’année du Coq, tout compte fait, pour nous les “nguoi Phap” (Français), c’est aussi un peu notre année. La télévision diffuse le discours du premier secrétaire du Parti, plan fixe de 2 heures, pour décor, le portrait d’Ho Chi Minh, l’oncle HO, le papa de tout un peuple, trône sur la cheminée.
Huê, la citadelle des Empereurs est encerclée de milliers de badauds, chapeaux coniques pour les uns et costumes du dimanche pour les autres. La fête bat son plein, pour une fois la police et l’armée ne contrôlent plus la foule, les rives de la rivière des parfums se voient pousser des milliers d’arbustes empotés. C’est une tradition au Viet Nam, on offre de jeunes arbres, cerisiers, acacias, bonzais, orchidées, ça porte bonheur. Les petits arbres fleuris zigzaguent sur une coulée compacte de vélos moteur, pas d’autre moyen pour les transporter.


8 jours ont passé. Les Viets ont repris le travail, le marché, son fourmillement habituel. Dans ses allées, la volaille circule toujours, malgré les interdits. “La grippe aviaire, c’est des conneries pour touristes !”, pensées de marchandes. Le vietnamien n’a pas le temps de se plaindre, se plaindre est un luxe, au Viet Nam le luxe n’existe pas, il faut bouffer, pour ceux qui ont connu les bombardements, c’est pas un poulet malade, qui va les effrayer. Le soutien-gorge made in China, le parfum Chanel made in nul-part se vendent bien. Les fruits aux formes et couleurs les plus folles, la viande, noire de mouches, découpée sur billots, les thés les plus fins, les riz les plus variés, sont les instigateurs d’éffluves, tantôt subtiles tantôt merdeuses.
J’aime me promener dans ce labyrinthe, les enfants me traitent de “tay !” (étranger), je ris, déclenche “clic, clic!”, ils disparaissent en courant derrière un étal de chapeaux coniques, réapparaîssent en hurlant au coin d’une échoppe de poissons, re “tay,tay !”. L’endroit, ils le connaissent, ils sont nés là, la maman travaille tout près, elle vend sans doute “Nem Chua”, ou cuisine “Pho”. Ici, le temps s’est arrêté, seule la monnaie a changé, on a détruit les Piastres pour des Dôngs, révolution oblige, quelle importance ?
A l’arrière du marché, un pont métallique de style Eiffel enjambe la rivière des Parfums, dessous ça rame, ça rame dur, de petites embarcations font un va-et-vient entre les jonques chargées de marchandises et la rive, ça rame et ça bosse. Ce vacarme et ces mouvements de foule dureront jusqu’à la nuit, et demain tout recommencera, pourquoi changer ?


Ce pont, je dois le traverser, tourner à gauche, puis première à droite, pour arriver chez mes beaux parents. L’impasse Bach Dang, au 30/1. L’accueil, m’est fait par les 3 chiens, Milou, Jep et Belle, sans aucun doute les bâtards les mieux aimés du Viet Nam, “le premier qui touche à mes chiens, aura affaire à moi !”, dit la mère de Giang à ses voisins de quartier. Ici on mange le chien. Aujourd’hui, toute la famille prie pour les ancêtres, on brûle de l’encens, on fait des offrandes, on se recueille, je m’efface.
Un autel trône dans chaque demeure Vietnamienne, on pratique le culte des ancêtres, le portrait de la grand-mère et du grand-père décédés a sa place au beau milieu de la pièce principale, j’aime cette idée de respect, pour ceux qui vous ont donné la vie.


Le train entre en gare de Huê avec 40 minutes de retard, c’est une bonne moyenne, ne nous plaignons pas. Giang et moi, sommes en première classe couchette, le top, la classe des nantis et des blancs, à 15 euros les 800 km pourquoi s’en priver.
Une voie ferrée unique traverse le Viet Nam du nord au sud, ville de départ Hanoi, ville d’arrivée Ho Chi Minh, entre les deux, 1600 km de Viet Nam. La vieille loco diesel lâche un cri stridant pour annoncer son entrée en gare, les enfants du quai sursautent, éffrayés par le monstre d’acier. Les six couchettes de notre cabine, sont plutôt confortables, heureusement, car il nous faudra 12 heures pour rejoindre Nha Trang.
A 45 km heure, notre tortillard grimpe le col des nuages, pour redescendre sur Danang. L’ambiance à bord est chaleureuse, 4 soldats de Hanoi occupent notre compartiment, ils boivent depuis leur départ, imaginez !!!, 20 heures d’alcool de riz, c’est chaud !. Giang, est prise à partie, les questions fusent, une Vietnamienne avec un tay, ça fait causer. Je dois boire pour ne pas les vexer, un verre, deux verres, puis 3, 4, eux, terminent au goulot, saouls, ils s’endorment, ouf !!!. Après Danang, nous traversons un océan vert, de part et d’autre du train, du riz, du riz et encore du riz.
De ma fenêtre, défilent les vieilles femmes des rizières penchées en angle droit, écrasées par la chaleur. Elles travaillent du lever au coucher du soleil, planquées sous un chapeau de paille conique, image de carte postale, aux couleurs saturées. Hoi An, Qui Nhon, Ninh Hoa, et enfin Nha Trang, nous arrivons. Capitale de la région de Khanh Hoà, Nha Trang fut baptisée “la Nice de l’indochine Française”, pour sa plage de sable blanc, collée à la ville du nord au sud. Ngoc nous attend sur le quai.
Il est le Vietnamien le plus serviable que je connaisse. Il s’empresse de libérer Giang de ses valises trop lourdes. Nous montons dans sa voiture, direction l’hôtel.


Ngoc est un ancien cyclo-pousse, ainsi que son ami Khanh. Choisis par André Dufour, ils deviendront ses deux hommes de confiance, après tout, qui mieux qu’eux, pouvait connaître Nha Trang et sa misère des rues ?
Une petite maison accolée à une salle de billard trop bruyante, nous sommes au Q.G d’Amis du Vietnam. La famille de Ngoc vit là, sa femme DUNG, petit bout de femme vietnamienne, toujours souriante, ses deux enfants, CONG le garçon et ANH la fille, qui vous déclame un Français presque parfait, en vous fixant droit dans les yeux, comme si vous étiez son professeur, et la grand-mère siestant dans son hamac.
Nous sommes tous réunis, il est 18 h. DUNG et la mère de TAM ont préparé le dîner, à la vietnamienne, simple, varié, et copieux. André est là, accompagné de Bernard et Mauricette, un couple de parrain marraine, leur petite QUYEN dîne entre eux deux, pas question de s’en éloigner ne serait-ce que l’instant d’un repas. L’enfant rencontre ses protecteurs pour la première fois. Elle est heureuse, la barrière de la langue ne les décourage ni d’un côté ni de l’autre, on se fait des gestes, on s’apprend des mots simples, on se fait des bisous, des clins d’oeil complices, après tout, c’est amplement suffisant pour être heureux.
La tablée rit de bon coeur. CLAIRE, jeune stagiaire Française, pour 3 mois au sein de l’ONG, est plus reservée. HOANG, son filieul est assis sur ses genoux, ils sont eux aussi, inséparables. Il vient de loin le petit, de la campagne, de là, ou les enfants n’ont rien, encore moins que les mômes des villes. Le grand coeur de CLAIRE a craqué, malgrès ses faibles moyens d’étudiante, dès son arrivée à Nha Trang, elle a pris le petit campagnard sous sa protection. Claire est l’une de nos plus jeunes marraines, chapeau bas !!!
22 heures passées, c’est l’heure de rentrer. Sur le trottoir, dans la pénombre de la rue mal éclairée, toute l’équipe Franco/Vietnamienne se quitte. André, Bernard et Mauricette reprenent l’avion demain, embrassades. Ngoc nous donne rendez-vous à 9 h, pour la visite de HOANG, notre filleul. Après, l’effondrement de leur maison en bois qui a faillit coûter la vie de HOANG, les parents ont fait reconstruire en dur. Un dédale de petites ruelles, larges d’une carrure d’européen, nous conduit sur une placette pavée. La mère est là, sur le seuil, fière d’être propriétaire d’une vraie maison fraîchement repeinte de bleu. Au Vietnam, les chaussures restent à l’entrée et les bières sortent du frigo. Les parents sont contents de nous revoir, le père décapsule, elle, passe ses doigts dans les cheveux de son fils.
La mère vend du café et des boissons sur les trottoirs à touristes, c’est là, qu’est l’argent, le père est taxi-moto, dans le même quartier, pour les mêmes raisons. Giang, prend des nouvelles de ses études, HOANG, n’est pas très scolaire, nous le savons et les parents aussi. Il nous tend son cahier, Giang tourne les pages, l’enfant baisse la tête, il sait qu’il doit mieux faire.

Grâce à Amis du Vietnam, la famille NGUYEN est aujourd’hui, sortie de la précarité. Le frère MINH, de 2 ans son cadet, est parrainé par la famille DESMEPLES. Le père touche un petit salaire en échange de minis va-et-vient à moto, du domicile des enfants aux cours de Français. Après de longues discussions au sujet des mômes, Giang et moi repartons rassurés. La famille a un toit, le riz est dans les bols au quotidien, livres et cahiers sont dans les cartables. Nous pouvons nous rechausser, et redescendre les ruelles étroites qui laissent entrevoir l’intérieur de baraques sombres et surpeuplées.
Nous resterons encore 8 jours à Nha Trang, visiter avec NGOC d’autres enfants, dans d’autres familles, ou chaque bambin a son histoire. Nous tous, parrains marraines avons la même aspiration, “voir nos petits, sortir de la misère”, dans ce pays si pauvre, mais tellement riche d’ émotion.

Vivement le prochain voyage !!!!!





Notre maison de Khanh Hoa
Béatrice et Clara Fontaine témoignent (marraines de Uyen)


En 2004, j'ai découvert avec ma fille Clara le Vietnam lors d'un voyage. Nous avons rencontré des personnes qui nous ont apporté énormément sur le plan humain, des rencontres bouleversantes et très enrichissantes.
De retour en France, nous nous sommes dit que pouvons-nous faire ? Donner à notre tour.
Nous avons découvert l'association AVEED, une association sur le terrain à taille humaine qui suit plus d’une centaine d'enfants sur le plan santé, social et scolaire.
Depuis plus deux ans nous parrainons une enfant, Uyen, que nous suivons malgré la distance grâce aux e-mail et des contacts réguliers avec l'équipe vietnamienne qui nous permettent de suivre l’évolution des enfants.


Parmi les enfants que nous suivons, certains n'ont plus de famille, ils sont placés chez des tuteurs de l'association en attendant de trouver une solution.
Le projet de l'orphelinat "Notre maison de Khanh Hoa" s’inscrit dans la continuité des projets de l’association.
J’ai présenté ce projet à la Fondation de Veolia Environnement, toute une équipe qui a cru en AVEED et en son action sur le terrain et, qui a répondu positivement en juillet 2006 par un don de 25 000 €
Elle suit l’évolution des travaux grâce à des contacts réguliers et de nombreux rapports que le président André Dufour lui fait parvenir. Merci à toute l'équipe.

D’autres partenaires ont cru aussi en notre projet, des dons plus modestes mais d’une grande valeur humaine : AXIANS, NEUF-CEGETEL, et des enfants de l’école Notre Dame à Rueil Malmaison qui ont organisé une vente de gâteaux.
Merci à tous pour votre soutien.


 
Dernière modification : 01/02/2016
Nos petits bout'choux du bout du monde sauvés par
 
LË THI HÖNG ANH
LË DUY CUONG
HO CHI THANH
NGO THANH HAI
HUYNH THI LË HANG
LË THI MY TRUC
NGUYËN THI TUYËT MY
PHAM THI THUY YEN
NGUYËN HUU PHUOC
HUYNH THANH LONG VÄN
NGUYËN DUY HUONG
DINH THANH TRUNG
HO THANH BINH
NGUYEN THANH MINH
HÖ THI THUY TIËN
LU TRI QUANG
NGÖ THOAI TRUC HA
NGUYËN THANH DAT
NHON VAN HUNG
HÖ THI HÖNG NHUNG
TRAAN PHAM THANH TAM
BUI ANH VU
PHAM THI TUYÊT NHUNG
PHAM HO THU OANH
NGUYEN THI THU THAO
NGUYEN DOAN MINH HIEU
TRAN QUOC HUNG
NGUYEN THI LANH
LUONG BAO UYEN
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TRONG THI QUYNH NHU
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HUYNH NGOC TU
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LAM THI HA
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LE HOANG MINH
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NGUYEN THU THANH
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LE HUYNH THANH THAO
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NGUYEN TRUONG THANH TRANG
NGUYEN KHOA THAN AN
LAM TIEN VINH
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NGUYEN VAN LAM
LAM HAI TRIEU
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TRAN KHANH LY
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PHUNG THI PHUONG THAO
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NGUYEN VAN XUAN
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